Et que propose-t-on à ces quelques 4 500 000 chômeurs, toutes catégories confondues ? On leur jette de la poudre aux yeux, en tentant de leur faire croire qu’en les formant, un emploi leur tombera miraculeusement du ciel. Un miracle, voilà bien toute la politique de l’emploi qu’on nous propose aujourd’hui.
Le MNCP réaffirme que le problème tient dans l’intérêt que certains trouvent au chômage pour faire baisser le coût du travail et que la solution se trouve dans un choix politique radicalement différent, dans une plus juste répartition de l’activité et des richesses : 4 500 000 demandeurs pour, au mieux, 500 000 emplois, voilà une équation qui ne nécessite aucune formation mais certainement un changement de système !!! Etendu à l’échelle mondiale, c’est un peu plus de 700 000 emplois qui se créeront pour près de 200 000 000 de chômeurs (chiffres OIT).
Comme le MNCP l’a mainte fois proposé, le gouvernement doit accepter de discuter avec les organisations de chômeurs pour élaborer un plan d’urgence et une remise à plat des politiques de l’emploi qui, de pansements en replâtrage, ont aujourd’hui manifestement échoué.
Le MNCP exige que des mesures d’urgence soient enfin prises, notamment par la création immédiate de 400 000 emplois, le renforcement massif et pérenne des effectifs d’un Pôle Emploi uniquement dévolus à l’accompagnement des chômeurs, par le soutien aux associations et à l’ensemble de l’économie sociale et solidaire, créatrices de très nombreux emplois, et par la hausse immédiate de tous les minima sociaux de 250 euros.
MNCP [1], le 26 janvier 2012

